Se développer, en tant que GEIQ, tout en gardant ses valeurs initiales, c’est possible ?

Se développer, en tant que GEIQ, tout en gardant ses valeurs initiales, c’est possible ?

Le mois dernier (décembre 2020), Le CRGE (Centre de Ressources pour les Groupements d’Employeurs) publiait se lettre d’information bimestrielle.

Dans cette dernière, Véronique de GUITTARD a été sollicitée pour aborder les enjeux d’avenir pour le GEIQ EPI dont elle a la direction.

Y a t’il un développement propre et caractérisé à tous les GEIQ de France ? Chaque GEIQ doit t’il rester sur son modèle initial ?

Cet article du CRGE tend à répondre à ces questions complexes et bien d’autres…
Entretien avec Véronique de Guittard poru CRGE – Newsletter du 7 décembre 2020

« Se développer tout en gardant ses valeurs, un pari réussi »

Situé près de Clermont-Ferrand, EPISERVICES fédère deux Groupements d’Employeurs (GE) multisectoriels.

Le premier est un GEIQ, un GE pour l’insertion et la qualification.

[Et] le second, EPI Sup, plus récent, promeut le temps partagé tout en développant une alternance de haut niveau. Le changement d’échelle est une question que se posent bon nombre de Groupement d’Employeurs.

Faut-il demeurer sur le modèle initial ? Faut-il créer d’autres structures ? Comment conserver les valeurs initiales tout en élargissant ses prestations ?

Ces questions ne sont pas simples et méritent une réflexion de longue haleine où la gouvernance doit être associée. L’exemple d’EPI est ici éclairant.

Durant de nombreuses années, EPI était un GEIQ multisectoriel où adhéraient de très grandes entreprises, des PME et des TPE. Au fil des années, l’expérience acquise par le GEIQ EPI en matière d’alternance et d’accompagnement a conduit à élargir son offre de service avec la création d’un Groupement d’Employeurs.

« La création d’EPI Sup est une réponse aux besoins des entreprises qui souhaitaient faire d’EPI leur unique interlocuteur en matière d’alternance »

précise Véronique de Guittard, la directrice de l’ensemblier.

Or, compte tenu des critères liés au label GEIQ, les parcours des salariés tournés vers l’enseignement supérieur ne pouvaient pas être éligibles au label. C’est pourquoi, les adhérents ont opté pour la création d’un second Groupement d’Employeurs qui accueille des alternants préparant des diplômes de l’enseignement supérieur (bac +2) mais également des salariés qualifiés. En fonction de leurs besoins, les entreprises peuvent adhérer aux deux Groupements d’Employeurs pour 90 euros ou à un seul Groupement d’Employeurs pour 45 euros.

« L’alternance illustre la logique d’ensemble d’EPI mais le GE Epi Sup nous permet d’élargir notre offre de service tout en conservant nos valeurs »

ajoute Véronique de Guittard.

Le temps partagé, la mutualisation commencent à se mettre en place au sein de l’ensemblier grâce au GE Epi Sup. Cette évolution, encore modeste, se fait pas à pas. Si au début les premiers profils étaient mis à disposition d’une seule entreprise, désormais le temps partagé s’étend et porte ses fruits. « Même s’il n’occupe pas encore toute sa place » observe Véronique de Guittard.

Par ailleurs, le savoir-faire de l’équipe permanente en accompagnement socio-professionnel bénéficie à tous les salariés, qu’ils soient salariés du GEIQ ou du GE.

« Quel que soit son parcours, le salarié bénéficie d’un accompagnement sur mesure »

note la directrice d’EPI.

Aujourd’hui, EPISERVICES emploie 154 ETP et s’appuie sur une équipe 12 permanents. Signe qu’une évolution pensée est porteuse de sens au service de l’emploi.